CFP : « Exploring Landgrebe’s Contributions to Phenomenology » (September 28th-29th)

Organized by the Center for Phenomenological Studies (CEP)

Call for Papers (English/French/German)

 International Workshop

Exploring Ludwig Landgrebe’s

Contributions to Phenomenology

September 28th–29th, 2017

Université catholique de Louvain-la-Neuve, Belgium

The name of Ludwig Landgrebe (1902-1991) is familiar to many phenomenologists. Yet on first thought it is not that easy to situate him within the phenomenological movement. That Landgrebe deserves to be cited in the history of this movement is something that Herbert Spiegelberg (History of the Phenomenological Movement) as well as Bernhard Waldenfels (Das Zwischenreich des Dialogs) made clear. However the task remains to undertake a detailed investigation into his contributions and to assess to what extent they may have shaped our understanding of major phenomenological problems or thinkers such as Husserl or Heidegger, as well as to appreciate how some of these contributions are still highly relevant to today’s phenomenological thinking – should they need to be enriched or criticized.

From 1923 to 1928 Landgrebe was Husserl’s personal assistant in Freiburg while attending Heidegger’s lecture courses. He defended his dissertation on Dilthey in 1927. He passed his Habilitation in Prague in 1935 on A. Marty. There he also met with J. Patocka, with whom he became close friend. In 1939 he settled briefly in Leuven where he came together again with E. Fink, who succeeded him as Husserl’s assistant. The war held Landgrebe away from philosophy until 1945, when he could eventually return to the University, first in Hamburg, then in Kiel, and finally in Cologne, where he directed the Husserl Archives there together with K.-H. Volkmann-Schluck and trained soon-to-be prominent Husserl scholars such as U. Claesges, K. Held, and P. Janssen.

Landgrebe’s contributions to phenomenology are manifold.[1] His work on Husserl’s manuscripts (esp. Erste Philosophie, Ideen II-III, Erfahrung und Urteil) offered key texts that were to deeply influence scholarship. The very same work also made him one the first expert in genetic phenomenology – which he notably interpreted as a radicalization of the transcendental approach to subjectivity. He indeed wrote pioneering and original essays on a whole range of topics such as, i.a., passivity, lifeworld, and the living body. In the same vein he was also one of the first to pay full attention to the problem of history in regard to and within phenomenology, an area of research for which his profound knowledge of and old sympathy for Dilthey can surely account. Since history is hardly separable from metaphysics on the one hand and from politics on the other, Landgrebe also held a serious interest in theology as well as in the idea of dialectics, especially in Hegel and Marx, whom he mostly read in a phenomenological manner. In addition, one should also mention his most elaborated interpretation of the concept of facticity that is to be found in Heidegger’s early philosophy.

It is not exaggerated to say that Landgrebe was a full-fledged phenomenologist. This workshop sets itself the task to reestablish this fact and to lean on Landgrebe’s contributions to phenomenology in order to reinvigorate central questions of our scholarship.

Invited Speakers

Jagna Brudzinska (Cologne)

Karel Novotny (Prague)

Denis Seron (Liège)

Sara Fumagalli (Freiburg)

Ignacio Quepons (Mexico)

Call for Papers

We are interested in papers addressing (but not limited to) the following topics in and out of Landgrebe:

– The origin, meaning and end of transcendental phenomenology

– Husserl & Descartes/Cartesianism

– Issues in genetic phenomenology: experience, passivity, lifeworld, living body, movement, time, historicity, etc.

– Phenomenology & history

– Phenomenology & metaphysics

– Phenomenology & theology

– Phenomenology and dialectics (Hegel, Marx)

– Phenomenology & politics

– Phenomenology & anthropology

– Phenomenology & philosophy of language, esp. Marty

– The concept of facticity

– Dilthey in a phenomenological eye

– Attempts at “matching” Dilthey, Husserl, and Heidegger

– Convergences and divergences between Landgrebe, Patocka, and Fink


The languages of the conference will be English, French, and German.


Please send a title and an abstract (5 to 15 lines) before May 5th, 2017 to the following address: Acceptance or refusal will be notified by May 12th, 2017.


Unfortunately we cannot cover accommodation and travel costs. We will advise you the cheapest fares for trains, flights and hotels and we will take care of meals during the conference.

If you would like more information, please send an email to:

[1] See “Chronologisches Verzeichnis sämtlicher Schriften von 1928 bis 1981,” in L. Landgrebe, Faktizität und Individuation. Studien zu Grundfragen der Phänomenologie (Hamburg: Meiner, 1982), 157–162. One should add to this list a seminal work from 1932, which was discovered in the Patocka-Archives and edited by H.-R. Sepp & K. Novotny recently: Der Begriff des Erlebens (Würzburg: Königshausen & Neumann, 2010).

New Journal Issue on Jean Hering

The swiss journal Revue de théologie et de philosophie just published a special issue on one of the earliest pupil of Husserl and Reinach from the Göttingen period, the Alsatian phenomenologist Jean Hering (1890-1960). The issue is directed by Dominique Pradelle (Sorbonne University) and Claudia Serban (University of Toulouse). There are 6 original contributions dealing with phenomenological idealism and realism, connections between phenomenology, theology, and exegesis, as well as on phenomenology of dream. Dr. Rev. Jochim Feldes also gives a thorough description of the Nachlass kept in Strasbourg. All contributions are improved versions of presentations held at a conference organized in 2015 at the Archives Husserl de Paris / Ecole normale Supérieure. Check it out!



Lettre-Préface de Levinas

levinasNous publions aujourd’hui un nouveau document de valeur conservé au Centre d’études phénoménologiques : la version originale inédite de la lettre-préface d’Emmanuel Levinas à la traduction italienne par le Professeur Fabio Ciaramelli de quatre textes : 1. « La philosophie et l’idée d’infini », Revue de Métaphysique et de Morale, 1957, pp. 241-253 ; 2. « La trace de l’autre », Tijdschrift voor Filosofie, 1963, pp. 605-623 ; 3. « Énigme et phénomène », Esprit, 1965, pp. 1128-1142 ; 4. « Langage et proximité », chapitre d’En découvrant l’existence avec Husserl et Heidegger. Ces textes ont été réunis dans un volume paru en 1979 et intitulé La Traccia dell’Altro, Naples, Tullio, Pironti. Nous remercions Fabio Ciaramelli de nous avoir autorisé à publier ce document.

Préface à l’édition italienne

Les textes traduits dans ce recueil représentent les divers points d’une recherche qui pressent les modalités originelles du sensé, non pas dans le savoir où l’être est donné et saisi, mais dans la relation-de-moi-à-autrui. La signification du sens, le pour-l’autre par lequel le donné sensé déborde les limites de sa propre définition, ne se réduit pas à la visée du signe en lui vivant, qui vaut moins que la présence du signifié « en personne », ni à la finalité, moins riche que le contentement de la fin obtenue ou réalisée. Le pour-l’autre tiendrait à la mise en cause de moi par autrui – à la vérité « qui accuse – veritas redarguens » de Saint-Augustin – à ma responsabilité pour l’autre homme qui se dit silencieusement dans son visage : le sens tiendrait à la fraternité humaine. L’éthique qui tend ainsi à s’affirmer comme philosophie première, est donc privilégiée ici nullement à cause d’un quelconque souci d’édification ou de valeurs (qu’il ne s’agit d’ailleurs pas de dénigrer), mais à cause du sens que recherche la philosophie.numerisation-8-page-001

Le secret d’autrui : l’impossibilité pour moi d’accéder à sa vie intérieure directement comme il y accède lui-même ; le refus de cette vie à sa présence pour moi en original, semblable à la présence d’une couleur ou d’une odeur perçue ; la nécessité où je me trouve, pour connaître l’intimité de l’autre homme de passer par son expression : jeux de physionomie, gestes, langage, œuvres ; bref, le fait que de la conscience étrangère, aucune représentation n’est possible sans l’apprésentation husserlienne – tout cela signifie-t-il seulement une imperfection de la connaissance du prochain ? Le secret d’autrui, ne décrit-il pas précisément le mode d’être d’autrui comme pure altérité qu’une quelconque ouverture au connaître trahirait ? Cette connaissance, prétendument imparfaite d’autrui, n’est-elle pas, plutôt, l’envers d’une autre relation, plus ambitieuse que la connaissance et se dessinant autrement qu’elle ? Mais il faudrait, il est vrai, aussitôt se demander si l’altérité d’autrui entre dans une relation quelconque. N’est-elle pas l’absoluité même ? N’exigerait-elle pas, en tant qu’altérité, que toute relation à elle, se défasse dans sa référence même et que, de moi à l’autre, elle reste sans cesse en retard ? (Relation qui serait, peut-être, la temporalité du temps, dans sa diachronie). Retard qui ne serait pas un défaut de précision, mais un au-delà de la mesure ; soit le « mesurer » même de la démesure de l’altérité, réfractaire à l’adéquation de la vérité et, dès lors, l’au-delà de toute satisfaction de besoin que la vérité dans son « Erfüllung » annonce, préfigure et prépare. Mais retard qui aussi irait plus haut que la visée de la connaissance égalant l’être, se référant à lui ; mouvement par delà toute égalité ou conscience de soi, – dépassement de soi.

numerisation-7-page-001Cette référence du moi à l’altérité, à jamais secrète d’autrui – ou cette façon de « mesurer la démesure » par les retards non-rattrapables, du moi sur l’autre homme – ne signifie ni une détermination simplement négative de la non-connaissance, ni le retour, sous un autre nom, de la connaissance dans la non-connaissance. Il s’agit de tout autre chose. Elle trouve son hypotypose dans l’ordre éthique où s’ouvrent aussi et de nouveaux modèles pour penser, à partir de la justice, la ressemblance et l’égalité des hommes, et pour entendre la transcendance dans les modulations de l’altérité humaine.

Emmanuel Levinas

Paris le 7 juillet 1979


Jean-Luc Nancy in Leuven

Coming soon! Professor emeritus Jean-Luc Nancy (Université de Strasbourg) is coming to KU Leuven on the 1st and the 2nd of March, 2016. He will give a public lecture (« Le présent du temps ») and conduct two seminars for advanced students (one on « Art and Politics », the other on « The Deconstruction of Christianity »). Don’t miss the opportunity! More info here.

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Hering, Phänomenologie als Grundlage der Metaphysik? (1917)

La dernière livraison des Studia Phaenomenologica (vol. XV, 2015, D. Moran & R. Parker eds.) contient un texte inédit de l’un des premiers disciples de Husserl, le philosophe et théologien strasbourgeois Jean Héring, intitulé : « Phänomenologie als Grundlage der Metaphysik? » (« La phénoménologie comme fondement de la métaphysique ? »). Ce texte datant de 1917 a été retrouvé dans le fonds Hering conservé à la Médiathèque protestante de Strasbourg, actuellement en cours d’inventaire. Le texte allemand a été édité par Sylvain Camilleri (UCL & KUL). Il est assorti d’une traduction anglaise d’Arun Iyer (Seattle University) et précédé d’une brève introduction signée de l’éditeur et du traducteur.

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Chercheur visiteur

JimmyJimmy Hernandez Marcelo est doctorant en philosophie à l’Université Pontificale de Salamanque (Espagne), en co-tutelle avec l’Université de Turin (Italie). Il réalise une thèse intitulée Les « recherches phénoménologiques » du jeune Derrida. Cette thèse se concentre sur le concept d’écriture dans les premiers écrits derridiens (1954-1967) et entend montrer que son émergence est le fruit d’une lecture épistémologique de l’œuvre husserlienne et d’une vision globale de la phénoménologie comme système. Ses recherches entendent ainsi faire la lumière sur un moment décisif de la seconde phase de la réception de la phénoménologie en France.

Jimmy bénéficie d’une bourse Erasmus + qui lui permet d’être chercheur visiteur au CEP durant l’année académique 2015-2016. Il présentera l’état de ses recherches au cours de l’année dans le cadre des activités de l’Institut supérieur de philosophie.


Le « Cabinet »

Le « Cabinet » est un local réservé à l’intérieur de la Bibliothèque du Centre d’études phénoménologiques, qui abrite entre autres documents de valeur les transcriptions des manuscrits de Husserl. La bibliothèque de ce dernier y a été reconstituée en grande partie grâce au patient travail du Professeur Heinz Leonardy. Sont aussi mises à disposition de nombreuses traductions (anglaises, chinoises, espagnoles, françaises, japonaises, etc.) des oeuvres de Husserl et de Heidegger ainsi que l’intégralité de la collection « Phaenomenologica ».  Le Cabinet dispose d’un ordinateur doté d’une bibliothèque virtuelle en cours de constitution et d’un scanner avec un logiciel de reconnaissance de caractères. Les horaires des permanences sont disponibles à cette adresse.


Bibliotheca husserliana


Transcriptions des manuscrits de Husserl (groupes A à K)


L’espace de travail

Le blog du CEP

Le Centre d’études phénoménologiques (CEP) de l’Université catholique de Louvain-la-Neuve est heureux d’annoncer qu’il rejoint la plateforme Open Commons of Phenomenology et qu’il entend contribuer à son développement en prenant part aux diverses initiatives de promotion de la phénoménologie référencées sur son site.

ophen1The Open Commons of Phenomenology

Le blog officiel du CEP se fera l’écho des nombreuses activités et publications du Centre et permettra de mettre en valeur tant sa bibliothèque que son fonds d’archives et de documents anciens. Il attirera également l’attention sur les faits importants de l’« actualité » phénoménologique en Belgique et à l’étranger (parutions, appels à contributions, événements scientifiques, etc.).